A 17 ans, Jérémy Ménez et Samir Nasri donnent un coup de jeune au championnat.
Ils ont tous les deux 17 ans et s'éclatent en Ligue 1. Jérémy Ménez (Sochaux), premier joueur à inscrire trois buts d'affilée, à cet âge, contre Bordeaux, samedi dernier, et Samir Nasri, déjà l'un des maîtres à jouer de l'OM, ont conquis leurs galons de titulaires en L 1.
Etes-vous surpris d'avoir été si vite titulaires en L 1 ?
Are you surprised to have been so quickly tenured in L 1?
Jérémy Ménez. J'ai beaucoup travaillé, mais j'ai eu aussi pas mal de chance pour en arriver là. Et notamment d'être à Sochaux qui m'offre beaucoup de temps de jeu. J'ai connu de bons joueurs qui n'ont pas eu l'opportunité d'avoir une ouverture dans un club pro.
Samir Nasri. Bien sûr, et je suis vraiment en train de vivre un rêve. L'an dernier, j'étais ramasseur de balles pour OM - Real Madrid en Ligue des champions, et aujourd'hui, j'ai la chance de jouer au Vélodrome, dans le club de ma ville et dans l'équipe qui m'a toujours fait rêver...
Quelles qualités appréciez-vous chez l'autre ?
J.M. C'est un copain, je ne vais pas en dire du mal (rire) . Il est impressionnant dans le poids qu'il donne à un match. Il parvient à avoir une grosse présence dans la partie. Il touche beaucoup de ballons et il en fait de belles choses.
S.N. On a été champions d'Europe des moins de 17 ans ensemble et on est amis, il m'appelle Sam et moi Jérem. En sélection, je jouais derrière lui et je connais ses qualités. Il est très fort techniquement, très rapide, adroit dans le jeu et devant le but. C'est un attaquant très dangereux, même si, de temps en temps, il est un peu nonchalant.
Qu'est-ce qui vous impressionne en L 1 ?
J.M. Le contact physique, la rapidité, le jeu, tout est bien plus intense. Au début, sur le terrain, j'étais un peu timoré. J'hésitais à avoir certaines initiatives. Maintenant, je me laisse moins impressionner.
S.N. La vitesse. En L 1, il faut voir le jeu plus rapidement et on n'a souvent qu'une toute petite seconde pour prendre la bonne décision et faire le bon geste. Il faut avoir un coup d'avance par rapport à l'adversaire, alors qu'en CFA ou avec les jeunes, on a davantage de temps. Et puis, chez les pros, physiquement, c'est beaucoup plus dur.
Comment voyez-vous votre avenir ?
J.M. Je n'essaie pas de voir trop loin. Mon avenir est, pour l'instant, à Sochaux, où je suis bien. Je remercie ce club de m'apprendre ce métier. Après, c'est vrai que les propositions des clubs anglais m'ont fait plaisir à l'époque. Mais aujourd'hui, je ne me prends pas la tête avec cela.
S.N. Je veux d'abord continuer à apprendre mon métier, je veux faire mes preuves et gagner des titres avec l'OM. Mon seul objectif, c'est de mériter d'être dans cette équipe. On dit que des clubs s'intéressent à moi, mais il est totalement exclu que je quitte l'OM avant d'avoir atteint les objectifs que je me suis fixés.